Selon l’OMS, pas moins de 1 milliard de personnes dans le monde souffrent d’une forme de handicap.

Il ne s’agit pas ici seulement des personnes qui voient leur mobilité affectée directement par les conséquences d’une maladie ou d’un accident, mais aussi des difficultés de mobilité que rencontrent les personnes âgées.

En Europe, à peu près 25 % de la population vit une forme quelconque de difficulté motrice.

40 % des Français sont gênés temporairement ou définitivement.

Et plus d’un tiers de la population française, soit plus de 22 millions de personnes, appartient à la catégorie des seniors (50 ans et plus).

En 2030, un Français sur deux aura plus de 50 ans.

Ce changement démographique radical va avoir une incidence directe sur la politique des transports, car de plus en plus de personnes avec des capacités physiques limitées doivent pouvoir profiter de services de mobilité accessibles à tous.

Cela concerne les personnes handicapées, les personnes âgées, mais aussi les enfants, les parents qui se déplacent avec leurs bébés…

La prise en compte des besoins d’accessibilité n’est pas nouvelle dans le secteur des transports.

Cependant, la notion de “conception universelle” (créer des environnements, des infrastructures, des produits accessibles à toutes les personnes quels que soient leur âge, leur taille ou leurs aptitudes diverses) est loin d’être prise en compte systématiquement dans toutes les infrastructures de transport.

Très schématiquement, on peut considérer que les infrastructures et les outils de transport sont généralement conçus pour l’utilisateur moyen, homme jeune, en bonne santé, droitier, mesurant 1,80 m… En fait, la “moyenne” des utilisateurs “standardisés” ne représente qu’une minorité et n’est pas représentative de l’ensemble de la population.

Il faut donc une amélioration globale de l’écosystème de la mobilité.